À propos de cet incendie
L’incendie de forêt de Tenerife d’août 2023 a été le pire feu de forêt aux îles Canaries en 40 ans. Allumé le 15 août dans le parc naturel de Corona Forestal — les pentes couvertes de pins autour du Mont Teide — il a brûlé pendant plus de deux semaines sur un terrain accidenté et inaccessible qui rendait la lutte au sol quasi impossible. Les unités aériennes ont largué de l’eau en continu, mais l’incendie a finalement été maîtrisé par des conditions météorologiques favorables et des pare-feux.
L’incendie a consumé environ 15 000 hectares de forêt de pins des Canaries (Pinus canariensis) et de broussailles d’altitude. Plus de 12 000 personnes ont été évacuées des villes de l’île. Le moment — mi-août, pleine saison touristique — a amplifié la perturbation économique pour l’économie touristique vitale des Canaries. Sur le plan écologique, l’incendie a mis à l’épreuve une espèce qui a évolué avec le feu : Pinus canariensis est l’un des rares pins capables de rejeter après un incendie, avec une écorce épaisse protégeant le cambium et des bourgeons épicormiques permettant la repousse à partir du tronc.
Chronologie et sévérité
| Date | Événement |
|---|---|
| 15 août 2023 | Départ de feu dans le parc naturel Corona Forestal sur les pentes du Mont Teide |
| 15–31 août 2023 | Propagation sur un terrain accidenté et inaccessible ; 12 000+ évacués ; lutte aérienne continue |
| 1 sept. 2023 | Incendie maîtrisé par des conditions météo favorables et des pare-feux |
| Post-incendie | 15 000 ha de forêt de pins des Canaries brûlés |
La sévérité de l’incendie a varié selon le terrain — les pentes escarpées inaccessibles ont brûlé plus intensément que les zones où les pare-feux et les largages aériens ont été efficaces. La récupération sera suivie de près par les écologistes étudiant les rétroactions climat-feu-végétation dans les écosystèmes insulaires méditerranéens.
Analyse satellite
Cette page présente une analyse de sévérité des brûlis dNBR calculée à partir d’images satellite Sentinel-2. La carte montre le gradient de sévérité à travers la cicatrice de brûlis de 15 000 hectares, et le tableau quantifie le nombre d’hectares tombant dans chaque classe de sévérité USGS — de non brûlé à feu de cime de haute sévérité remplaçant le peuplement. Cette répartition est critique pour prioriser les travaux de restauration et de contrôle de l’érosion sur le périmètre de l’incendie.
Lire notre guide complet : Qu’est-ce que le NBR ? →
Perspectives de récupération
Les perspectives de récupération pour la forêt de pins de Tenerife sont prudemment optimistes car Pinus canariensis est adapté au feu : son écorce épaisse et sa capacité de rejet épicormique permettent à de nombreux arbres de survivre et de se régénérer après un incendie. Cependant, la vitesse de récupération dépend des précipitations post-incendie et de l’absence de nouveaux feux avant que la forêt ne se rétablisse. La surveillance satellite du NDVI et du NBR au cours des prochaines années suivra le succès de la repousse, identifiera les zones où la régénération échoue et guidera la replantation dans les zones de haute sévérité. Les pentes volcaniques abruptes créent également un risque d’érosion significatif avant que le couvert ne repousse.
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